L’infertilité n’a pas d’âge : mon combat pour devenir maman

Un texte de notre collaboratrice Lexie

« Ton corps n’est pas fait pour porter un enfant ». Telle est la phrase lancée par mon médecin, aussi brutale qu’une claque en plein au visage de la jeune fille de 17 ans que j’étais. Je venais alors de faire une fausse couche, grossesse totalement imprévue, qui m’avait beaucoup secouée. J’avais toujours voulu des enfants, c’était la seule certitude que j’avais toujours eue; mon monde s’écroulait. Je vous passe les rendez-vous médicaux; on m’a seulement confirmé, après plusieurs examens, que même si j’arrivais à tomber enceinte , je n’arriverais pas à mettre le foetus à terme.

Une année entière est passée et cette phrase retournait encore et encore dans ma tête. La décision s’est prise en moins de 2 semaines, j’avais 18 ans, 2 emplois, et je voulais un enfant, peu importe les statistiques. Au diable les pronostics et la médecine qui étaient contre moi. Je serais mère, quoi qu’il m’en coûte. J’ai commencé à faire mes recherches et j’ai trouvé un donneur de sperme très rapidement. Je ne m’attendais pas à tomber enceinte aussi vite, mais le premier cycle à été le bon.

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J’ai passé les 12 premières semaines la peur au ventre, mais avec succès. Pas de symptôme et tout était parfait; tellement facile! Cependant, le cauchemar a commencé quelques semaines plus tard. 21 semaines de grossesse, le travail commence! J’ai des contractions et je saigne! Les médecins ont heureusement réussi à arrêter le travail, mais je garde un goût amer du reste de ma grossesse.

Diabète, insuline, plusieurs hospitalisations, quelques décollements placentaires, alitement complet et quelques arrêts de travail prématurés. Finalement, j’ai réussi à mettre mon bébé à terme, à 39SA. Après plus de 16 heures de travail, 6 heures de poussées et une césarienne d’urgence, j’ai mis au monde un magnifique petit garçon en parfaite santé .

Ayant eu une enfance très difficile, bousculée entre deux parents qui ne s’aimaient pas (et qui le faisaient clairement comprendre), il était pour moi hors de question de reproduire ce schéma avec mes propres enfants. En raison de mes soucis de fertilité, je me sentais pressée par le temps, et trouver un bon père prendrait sans doute quelques années. Je préférais utiliser ces années de ma vie pour concevoir mon enfant, et 3 ans plus tard , je n’ai aucun regret.

J’ai une relation très fusionnelle avec mon fils; devenir mère s’est fait naturellement dans mon cas. C’était inné et j’ai eu un bébé modèle,  jamais malade, très calme et qui faisait ses nuits dès le début. Ne vous inquiétez pas, depuis qu’il a 2 ans, il s’est rattrapé et m’a prouvé qu’il avait tout un caractère!

Au-delà de tout ça, je n’ai jamais eu de regret d’avoir eu un enfant aussi tôt, et toute seule. J’ai passé au-dessus des mauvaises langues et des commentaires déplacés des autres et de quelques membres de ma famille. Être à la fois maman et papa m’a aidée à m’épanouir beaucoup plus que je ne l’aurais espéré . Je suis même en processus pour un deuxième miracle, et même si je n’ai aucun mal à tomber enceinte, j’ai beaucoup de mal à porter mes bébés. J’en suis maintenant à 3 fausses couches, mais je continue d’espérer pouvoir avoir une autre chance de mettre au monde un enfant.  Carpe Diem!

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