Je suis celle qui sait ce dont mes enfants ont besoin

Un texte de notre collaboratrice Audrey DC

Être parents de nos jours comporte son lot de difficultés, malgré tout ce que ça implique de merveilleux. On vit dans une ère d’informations. On nous bombarde de tellement de recommandations qu’il est difficile de s’y retrouver. Le personnel médical a son mot à dire sur l’allaitement, les habitudes de sommeil, la vaccination, l’alimentation et j’en passe. Pour ma part, je me suis souvent heurtée au scepticisme du personnel de santé par rapport aux problèmes de santé de mes enfants. On doutait de mon jugement et on me discréditait sans cesse.

Mon dernier ne dormait que sur le ventre à cause de son reflux. Malgré mes explications sur le fait qu’il ne dormait PAS autrement, j’ai eu droit à des gros yeux de la part de mon pédiatre pendant des mois. Il est également intolérant aux patates douces, carottes, courges, brocolis, en plus des protéines bovines, des protéines de lait de vache et du soya. On me répète sans cesse que c’est impossible de ne pas digérer tant de choses. Pourtant, ces aliments lui causent des vomissements en jet, des éruptions cutanées et de violents maux de ventre. À bout de souffle, j’ai dû me tourner vers les médecines alternatives, comme bon nombre de parents que je connais.

Et vient s’ajouter l’opinion des autres sur notre manière de faire avec notre enfant. Fait-il ses nuits? Vous comptez arrêter d’allaiter un jour? Il boit vraiment souvent, il me semble, peut-être qu’il a faim? Vous devriez le déposer, vous allez le gâter!… et ça continue sans cesse.

C’est une bonne chose d’un côté, car cela démontre à quel point nous, en tant que société, prenons à cœur les enfants, et veillons à ce que leurs besoins soient comblés. Il est important de se conseiller entre parents, de s’entraider dans cette aventure extraordinaire, mais tellement exigeante. Il faut par contre avouer que certains le font plus brutalement que d’autres.

C’est vrai que pour ma part, je souhaite toujours faire de mon mieux comme maman. Et quand je sens que certains désapprouvent ce que je fais, ça me blesse. J’aimerais être de celles qui se moquent de ce que les autres pensent. Je dois néanmoins admettre que ce n’est pas chose faite.

J’aimerais vivre dans une société qui comprend davantage les différences de valeurs dans la manière d’élever les enfants. Qui valorise davantage l’instinct des parents et qui considère qu’ils sont les experts de LEUR enfant. Qui prend en considération les recommandations, mais qui comprend aussi que les exceptions, ça existe. Et qui, finalement, fait preuve d’indulgence. C’est vrai que, dans les cas de maltraitance, on doit intervenir. Mais lorsque l’enfant mange et boit à sa faim, qu’il reçoit de l’amour et les soins de base, pourquoi faire preuve de jugements sur la manière de faire des parents? Il y a un éventail de façon d’être un bon parent.

Est-ce que ça vous est arrivé, à vous, de sentir des jugements face à vos choix envers vos enfants? Joignez-vous à notre page Facebook et venez en parler!

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