Accoucher naturellement avec l’épidurale

Un texte de notre collaboratrice Audrey DC

Pendant la grossesse, on imagine toutes plus ou moins le jour de notre accouchement. On a si hâte à ce grand jour, mais on fait aussi face à la peur de l’inconnu. Je m’étais fait un scénario de rêve pour me rassurer. Dans ma tête, je m’imaginais affronter les contractions une à une grâce à diverses techniques de respiration et aux points de pression, le plus naturellement possible et sans épidurale.

À mon premier accouchement, les choses ne se sont pas déroulées comme je me l’étais imaginé. J’ai demandé l’épidurale après 24 heures de fausses contractions aux 7 minutes et 12 heures de vraies contractions, plus par épuisement qu’à cause de la douleur. J’ai ensuite fait une chute de pression et je n’ai gelé que d’un côté.

Je me souviens surtout du support de mon conjoint. À chaque contraction, il me laissait me pendre à son cou, parce que c’était tout ce qui me soulageait. Il en a eu mal pendant une semaine! Ce jour-là, je suis tombée amoureuse une deuxième fois.

Je me rappelle de ce moment merveilleux où on a posé ma petite beauté sur moi. De ses pleurs plein de vie. De ses grands yeux qui me fixaient quand je lui parlais. De ses longs doigts qui s’accrochaient aux miens.

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Je croyais avoir appris ma leçon lorsque je suis tombée enceinte une deuxième fois. Je me disais que j’allais voir comment ça se déroule et qu’en cas de besoin, je prendrais l’épidurale. Je croyais dur comme fer que j’allais accoucher avant ma date prévue d’accouchement, puisque c’était mon deuxième. Encore un scénario. Et je me suis trompée, et j’ai accouché à 41,5 SA de mon deuxième bébé! J’ai été provoquée car je n’avais aucun travail de fait, alors on m’a inséré un tampon d’hormones pour faire ouvrir mon col. Après le retrait du tampon, j’étais ouverte de quatre centimètres, donc on a crevé mes eaux.

Je n’ai jamais ressenti une telle douleur. Après une heure de contractions, j’ai demandé l’épidurale. Je ne comprenais pas comment j’avais pu endurer 36 heures de douleur à ma première et céder aussi rapidement cette fois-ci. En 6 heures, j’ai accouché de mon fils. J’ai mieux compris ma douleur intense en voyant que j’avais mis au monde un gros bonhomme de 9,9 livres!

Pendant ma grossesse, j’avais peur de ressentir moins d’amour pour mon deuxième enfant. Après tout, comment pouvait-on dupliquer un amour aussi fort? Je me suis encore trompée. L’amour ne se divise pas, il se multiplie. J’ai admiré le joli visage de mon garçon, si calme et serein. Ses yeux étaient si doux et si paisibles. J’ai alors su que je venais de rencontrer l’homme de ma vie; mon conjoint prenait déjà la deuxième place.

Épidurale ou non, provocation ou non, ce sera toujours les deux plus beaux jours de ma vie et je ferais tout de la même manière si je pouvais les revivre. Je remercie le ciel tous les jours d’avoir deux enfants en santé. C’est tout ce qui compte!

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Cliquez ici pour lire l’article de notre collaboratrice Anne qui nous raconte son accouchement sans épidurale!

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