Anxiété, quand tu me tiens!

Un texte de notre collaboratrice Audrey DC

L’anxiété m’a toujours tenu par la main. Même toute petite, je me sentais très mal dans ma peau et toujours anxieuse par rapport à tout. Je me rappelle que je m’étais fait une cachette dans ma chambre où j’allais le soir. J’y avais installé une petite veilleuse et j’y lisais Harry Potter pour m’aider à m’endormir. Je dis d’ailleurs souvent qu’Harry m’a un peu sauvé la vie.

Quand j’ai appris que j’étais enceinte, j’étais vraiment heureuse, mais je me suis aussi tellement inquiétée avec les risques de fausse couche et de malformations. Je rendais mon copain complètement fou tellement j’avais peur. Je craignais aussi d’être une mauvaise mère, de ne pas être à la hauteur. J’aimerais dire que cette crainte m’a quittée en accouchant, mais je continue à m’en faire chaque jour.

J’ai aussi si peur que quelque chose arrive à mes enfants. C’est une peur qui prend aux trippes. Une peur qui m’a fait vérifier des dizaines de fois que ma fille respirait encore la nuit. Qui me donne envie d’engueuler ceux qui me suivent de trop près en voiture. Qui me rend paranoïaque dans les endroits publiques, tellement je crains que mes enfants disparaissent. C’est cette peur qui a provoqué ma première crise d’angoisse. C’était lors d’une froide nuit de février et mon garçon, qui n’avait que quelques mois, avait un rhume colossal. Soudain, il a commencé à faire de drôles de bruits dans son sommeil et, lorsque je l’ai pris, j’ai vu qu’il était en détresse respiratoire.

Tout comme lui, je n’étais plus capable de respirer et je tremblais comme une feuille. Je pensais mourir, mais je devais me calmer pour pouvoir aider mon garçon. J’ai finalement réussi à prendre sur moi et j’ai mouché mon bébé qui a finalement réussi à respirer correctement. Jamais je n’oublierai la peur qui m’a pris au ventre cette nuit-là à l’idée de le perdre.

L’anxiété, ce n’est pas une partie de plaisir et ça demande un travail constant pour réussir à prendre le dessus sur soi. Lorsque je me sens envahie, j’ai l’impression que je suis paralysée, comme si je ne pouvais plus penser ni bouger. Je peine à respirer et j’ai chaud comme si j’avais couru un marathon. Ce n’est pas pratique pour prendre soin de deux enfants. Avec le temps, j’ai développé des trucs. J’ai appris à lâcher prise sur certaines choses et à mieux planifier le reste. Je me suis rendu compte que plus je planifie, moins je m’inquiète. Je peux parfois paraître exaspérante avec mes listes et mon besoin de tout contrôler, mais ça m’aide vraiment.

L’amour qui m’habite lorsque je pense à mes petites frimousses m’aide à me remonter les manches et à trouver des moyens pour gérer mon anxiété du mieux que je peux. Je sens qu’ils ont une confiance aveugle en moi et ça me donne espoir. Je sais que, malgré mes rechutes, je suis une bonne maman. Avec moi, leurs besoins sont comblés et leurs coeurs, plein d’amour. C’est le plus important. Pour le reste, j’y travaille au jour le jour.

Suivez-nous sur Facebook! 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s